• Adresse d'éditeurs à compte d'éditeurs

    Annonces

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      Suisse : DiffuLivre · Belgique : Dilibel · France : Hachette-Livre · Edition simple & gratuite
        
       

    Sudarenes Editions, presentation de la maison d'edition de livres.

    www.sudarenes.com/presentation.htm
     
    Directeur de Sudarènes, la société à compte d'éditeur du Var, David Martin publie sur toute la France, une cinquantaine de livres par an, privilégiant des ...

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    éditions diagonale, nouveaux auteurs, l'éditeur des premiers romans

    https://www.editionsdiagonale.com/
     
    éditions diagonale, nouveaux auteurs, l'éditeur des premiers romans. ... Chez Decitre , ici Et sur Indigo pour le Canada ici. A la Fnac, ici. éditions ... NOTRE COMPTE ... Diagonale est une maison d'éditionbelge indépendante. Créée en 2014 ...
     

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    Liste de maisons d'édition

    Messagepar Chasseuse de la Nuit » 22 juil. 2013 16:28

    Non exhaustive...

    MAISONS D'EDITIONS ACCEPTANT LES ENVOIS PAR MAIL :

    Bragelonne/Milady (tout style, Fantasy, Fantastique, Horreur, S.F., Thriller....)
    Envoi uniquement par internet, via leur site :
    http://www.bragelonne.fr/manuscrits
     
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    Mnémos (Fantasy, Fantastique, Horreur, S.F., pas de thriller ni de polar)
    Acceptent les envois par mail, à l'adresse suivante : manuscrit@mnemos.com
    Les modalités d'envoi : http://www.mnemos.com/JOOMLA2/index.php ... &Itemid=58
     
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    Lunes d'encre (Denoël) (Fantasy, S.F., Fantastique)
    Envoi par mail à l’adresse : manuscrits@denoel.fr
    Site : http://www.denoel.fr/Denoel/collections/lunes.jsp
     
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    Editions Critic (idem, recherchent de S.F., pas de fantasy pour le moment)
    envoi par mail à l'adresse : editions.critic@gmail.com
    Modalités : http://editions.librairie-critic.fr/vou ... uteur.html
     
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    L'Atalante (Fantasy, S.F., Fantastique, Thrillers - polars)
    Acceptent désormais les envois par mail à l'adresse : manuscrits@l-atalante.fr
    Attention, format Times New Roma 16, interligne simple.
    Modalités : http://www.l-atalante.com/contacts/
    Site : http://www.l-atalante.com/
     
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    BMF Editions (fantasy, horreur, fantastique, S.F.)
    Envoi par mail à l'adresse : Verobess@yahoo.fr
    Site : http://bmf-editions.doomby.com
     
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    Rivière Blanche (S.F. essentiellement, ne recherchent pas de fantasy)
    Envoi par mail à l'adresse : ward@riviereblanche.com
    Site : http://www.riviereblanche.com/
     
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    Editions Malpertuis (Fantastique)
    Envoi par mail :
    Fantastique classique : christophe.thill@ed-malpertuis.com
    Fantastique moderne : thomas.bauduret@ed-malpertuis.com
    Site : http://www.ed-malpertuis.com/spip.php?article12
     
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    Editions Armada (science-fiction, fantastique et fantasy)
    D’abord, les contacter via leur page de « Contact » avant de leur envoyer un projet (mais je confirme qu'il est ensuite possible de l'envoyer par mail, s'ils sont intéressés) : http://www.editions-armada.com/index.ph ... 1&Itemid=2
    Site : http://www.editions-armada.com/index.ph ... 6&Itemid=1
     
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    Editions du poisson cube – anciennement Editions Lightinbox (S.F., Fantastique, Fantasy…)
    Envoi par mail à l'adresse : contact.editions@poisson-cube.com
    Site : http://www.editions.poisson-cube.com/
     
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    Editions Belcastel (Fantasy, fantastique, S.F.)
    Envoi par mail à l'adresse : belcastel.manuscrit@yahoo.fr
    Site et modalités : http://www.belcastel.onlc.fr/10-Ligne-e ... crits.html
     
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    Rebelle Editions (Fantasy, S.F, Horreur)
    Envoi par mail à l’adresse : manuscrits@rebelleeditions.com
    Site : http://rebelleeditions.com/SITE/?page_id=2

     ***********************

    Attention aux piège ! Bien étudier le contrat !

     


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    • Diffusion sur Facebook, Twitter et Google +

    Attention : EDILIVRE fait payer certains service que vous demandez et certaines options également. Vous ne touchez, contrairement à ce qu'il exposent dans les explication ci-dessus, que 10 % pour chaque vente de livre et de plus, vous devez leurs rétrocéder vos droits d'auteur tant que vous êtes sous contrat avec cette boîte d'édition. Comme maison d'édition : Je ne vous la conseille pas.

    *******************

    Editions Melibée

    Qui sommes nous? 

     

    L’histoire des Éditions Mélibée débute en 2010 au cœur de la «ville rose». Passionnés de littérature et désireux de faire souffler un vent nouveau sur la création littéraire, nous proposons une alternative au système ankylosé de l’édition contemporaine et à l’entre-soi qui y règne.

    Résolument audacieux, dynamiques et innovants, nous avons progressivement constitué un catalogue singulier, qui reflète les nombreuses rencontres que nous avons faites.

    Aujourd'hui, ce sont près de 150 auteurs qui nous rejoignent chaque année. En nous confiant leur talent, ils portent haut notre petit papillon bleu. Une ouverture qui s’étend à toute la francophonie, puisque nous publions également En Belgique, au Luxembourg, en Suisse, au Canada et en Afrique.

     

    Pourquoi nous confier votre manuscrit ? 

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    Savoir différencier le compte d’auteur et d’éditeur

    Édition à compte d’auteur, d’éditeur… Quand on débute dans la recherche éditoriale, difficile de savoir ce que veulent dire ces termes barbares. Pourtant, la différence est capitale. Partez de ce principe essentiel : on ne doit pas payer pour être édité•e. D’ailleurs, c’est plutôt l’inverse : c’est à l’éditeur de payer les droits de votre manuscrit et de vous rémunérer. Partant de là, nous allons définir ce que sont le compte d’éditeur et d’auteur.

    Le compte d’éditeur est un fonctionnement éditorial classique, où l’auteur ne débourse rien et où les frais sont pris en charge par l’éditeur — on parle ici de la couverture, de la correction, de la mise en page, de l’impression et de la promotion. Sauf dans le cas de petites structures, l’auteur touche généralement un à-valoir quand il cède ses droits et on lui reverse des droits d’auteurs pour chaque livre vendu. C’est le fonctionnement que je vous conseille.

    Dans le cas d’un compte d’auteur, on demande au contraire à l’auteur de payer et de tout prendre en charge, en plus de fournir les droits du roman. Ne vous attendez pas à quelques piécettes : c’est généralement mille à cinq mille euros qui sont demandés (rien que ça)… Ces services négligent souvent une correction décente et la diffusion y est inexistante. En bref, vous payez (cher) et ce mode « d’édition » se résume beaucoup à de la simple impression.

    Présentée comme cela, la différence entre les deux parait assez claire, à condition que la maison d’édition annonce clairement la couleur. Vous allez me dire : si la maison dit ce qu’elle fait, libre aux gens de payer s’ils veulent avoir leur manuscrit en main ! Cependant, même dans le cas de figure où l’auteur veut juste son bouquin dans sa bibliothèque, je ne conseille pas ce mode d’édition. Il existe des services d’impressions, en particulier pour l’auto-édition, qui ne pratiquent pas des tarifs si abusifs et qui ont la décence de ne PAS se faire passer pour un éditeur classique. Ainsi, si vous voulez simplement votre roman en main, inutile de débourser trois milles euros, comme certains vous le font croire.

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    Car si le principe du compte d’auteur parait déjà discutable, certains n’hésitent pas à se faire passer pour du compte d’éditeur, basculant dans ce qu’on appelle une arnaque. Il faut bien être conscient•e que même s’ils ne sont pas une majorité, cela existe. Comment s’y prennent-ils ? Ils n’annoncent pas tout de suite que leur service est payant, ils vous brossent d’abord dans le sens du poil en disant avec plus ou moins de subtilité que vous êtes le nouveau Victor Hugo… pour vous amener à vous laisser tenter. Si votre roman n’a pas trouvé preneur dans l’édition classique, ils peuvent se présenter comme une alternative, laissant entendre qu’ils sont votre seule chance d’être édité.

    À cela vient s’ajouter ce que l’on appelle du compte d’éditeur abusif. Il s’agit là d’une maison d’édition classique demandant de payer quelque chose sous forme de précommande, par exemple où ce sera à vous d’acheter un certains nombres de manuscrits. Il peut aussi être question d’une maison ne rémunérant son auteur qu’au bout de tant de livres vendus. Parfois, ces clauses peuvent être discutées et supprimées. C’est à vous d’être vigilant•e et de vous renseigner avant de signer.

    Étudier les contrats

    Une fois que vous êtes sûr•e que toutes les propositions reçues sont dignes d’intérêt, il vous faut définir ce que vous attendez de cette publication. Car beaucoup de choses diffèrent d’une maison à l’autre : le prix des droits d’auteurs, la visibilité, l’à-valoir, la présence d’un distributeur/diffuseur… Tâchez de prêter tout particulièrement attention à ces points :

    • Le catalogue et l’esprit de la maison d’édition

    C’est quand même mieux d’être édité•e dans une structure qui vous plaît et vous correspond.

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    • Le nombre de manuscrits/d’auteurs publiés

    Si la maison n’a que quelques années d’ancienneté et déjà une centaine de bouquins dans son catalogue, cela n’est en général pas très bon signe : ça peut impliquer quelle accepte trop d’auteurs sans avoir ensuite les moyens d’assurer une promotion correcte. De même, si la maison d’édition n’a que deux livres à son actif au bout de dix ans d’existence, c’est inquiétant. Dans tous les cas n’hésitez pas à vous renseigner auprès des auteurs quant à leurs conditions de publication.

    • Les droits d’auteurs et le montant de l’à-valoir 
    • Ce dernier est de plus en plus rare, surtout chez les maisons indépendantes ou les petites structures. À vous de voir si son absence est rédhibitoire ou pas. Attention toutefois à ce que les droits d’auteurs (ce que vous allez toucher pour les ventes) ne soient pas trop bas. Pour un jeune auteur, il est en général question de 10 % sur la version papier.

    • La présence du distributeur/diffuseur, qui assure d’une part le stockage des livres, mais aussi sa diffusion dans les magasins et les librairies par exemple

    Beaucoup de petites maisons n’en disposent pas. Leur rôle est pourtant très important dans la visibilité de votre livre. Si vous l’éditez surtout pour vous et votre entourage pas de souci, mais pour le reste il se peut que le roman peine à rencontrer ses lecteurs. N’oubliez juste une chose : en tant que jeune auteur, ne vous attendez pas à vendre des milliers d’exemplaires. Il est normal de commencer petit !

    • L’implication de la maison d’édition dans la promotion

    Si la maison est jeune, on peut vous demander de mettre la main à la pâte par la création de pages sur des réseaux sociaux ou de blogs. Cela est normal, mais la promotion ne doit pas s’arrêter là ; si la maison se contente de balancer votre livre sur leur site et de vous laisser faire le reste, vous aurez sans doute du mal à sortir de la masse.

    sex-city-carrie-book

    •  Le type de publication (numérique, papier), ainsi que le nombre de tirages du manuscrit

    Toutes ces informations sont normalement indiquées sur le contrat ; si cela n’est pas le cas, il vous faut demander à ce qu’elles soient rajoutées.

    • La modification du manuscrit

    C’est un point auquel il faut réellement prêter attention. Aucun roman n’est parfait, et lorsque l’on décroche un contrat il est nécessaire de passer par ce que l’on appelle les corrections éditoriales, qui précèdent la publication. Assurez-vous dans cette clause que vous conservez un droit de regard sur votre manuscrit et que l’éditeur ne risque pas finalement de refuser votre roman aux termes des corrections éditoriales.

    En conclusion…

    Un dernier conseil : ne sautez pas sur le premier contrat venu ! Prenez le temps de l’étudier, assurez-vous d’en comprendre toutes les clauses, même s’il faut pour cela demander de l’aide à un avocat. Vous pouvez également vous renseigner sur des sites comme " la Société des Gens de Lettres" oul’Oie Plate" qui font cela gratuitement.

    Enfin, pensez à trouver des retours des maisons d’éditions, à lire des témoignages, à poser des questions. Le forum des Jeunes Écrivains est notamment un bon endroit pour cela et regorge de conseils. Toutes les maisons d’éditions ne sont pas mauvaises, bien au contraire, et les cas dont je vous parle ne sont pas une généralité, toutefois il faut savoir où l’on met les pieds. Une signature est un engagement, ne foncez pas tête baissée.

    À lire aussi : Retour d’un auteur sur l’édition d’un livre

    — " J'ai trouvé ces renseignements sur le Net pour vos livres à éditer. "

    N. Ghis.

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    Leur manuscrit est accepté! Des écrivains en herbe croient avoir décroché le gros lot quand ils viennent seulement de se faire prendre aux mirages de l'édition à compte d'auteur. Que se passe-t-il derrière les enseignes"

    Au 147-149 rue Saint-Honoré il n'y a rien. Une simple entrée d'immeuble à côté d'un Gymnase Club. Logiquement, on devrait y trouver une plaque mentionnant la Société des écrivains associés. C'est ce qui était écrit dans la publicité de cet éditeur à la recherche de manuscrits. Il y avait aussi un numéro de téléphone. On appelle d'une cabine. «Je suis en bas de chez vous, c'est à quel étage?» En fait, on apprend que le numéro ne correspond pas à l'adresse. Nous téléphonons à Orgeval, dans la banlieue ouest de Paris. A l'autre bout du fil, Sébastien Brancq, le gérant et responsable éditorial de la Société des écrivains associés. «Ce n'est qu'une adresse postale.» Et Sébastien Brancq de rappeler que l'encart publicitaire stipulait bien qu'il fallait écrire et non pas venir... Rendez-vous est donc pris le lendemain à la maison des Centraliens, rue Jean-Goujon, près des Champs-Elysées. Encore une adresse prestigieuse qui fait chic et rassure. Pour ses rendez-vous parisiens, Sébastien Brancq y loue quelquefois un bureau à la journée. Notre homme serait-il un éditeur dandy? Non, Sébastien Brancq est ce qu'on appelle un éditeur à compte d'auteur. Il suffit de lire attentivement sa publicité. Tous les éditeurs à compte d'auteur, c'est-à-dire où l'auteur paie pour être édité, mentionnent l'article L 132-2 du Code de la propriété intellectuelle (voir encadré p. 61). A titre indicatif, la Société des écrivains associés facture 100 francs la page montée, donc 10 000 francs pour un ouvrage de 100 pages. En soi, ce type d'édition n'est pas illégal. L'auteur charge simplement un éditeur de fabriquer, publier et diffuser son livre. Mais il ne cède jamais ses droits. Ce qui est illégal, c'est de se faire passer pour un éditeur normal, en proposant un contrat classique assorti d'une clause de paiement. Et c'est justement ce dont ne se privent pas quelques officines qui trompent l'auteur en lui faisant croire, généralement contre un beau chèque, que son ouvre refusée partout est impérissable. 

    Le jeu de piste continue avec une autre société. Dans l'annuaire du Minitel, les éditions La Bruyère annoncent clairement la couleur: éditions à compte d'auteur. Jean-Charles Lonné a repris cette maison, fondée en 1979, qui n'avait pas bonne réputation. Aujourd'hui, il veut casser le discours. «Avec moi, la personne qui veut se faire éditer sait où elle va.» Autrement dit, qu'elle va devoir passer à la caisse. Aux éditions La Bruyère les tarifs sont annoncés. Il vous en coûtera 8 000 francs pour une plaquette de poésie tirée à 300 exemplaires et de 30 000 à 35 000 francs pour un roman d'une centaine de pages. 

     
     

    «Vous allez dire, je fais quoi, moi, là-dedans? Eh bien justement, par rapport à un compte d'imprimeur, j'ai une correctrice, j'assure une diffusion et une distribution, minime certes, mais réelle. Voilà les services que je propose en plus à l'auteur. Je lui dis où il va et ce qu'il peut espérer.» C'est-à-dire assez peu. «Je ne fais pas de promesse de publicité ou de prix. Je dis aux auteurs que ce sera dur. Et si je sens que l'un d'entre eux utilise jusqu'à son dernier sou pour se faire éditer, je refuse.» L'intention est louable. La pratique n'affiche pas une telle éthique. Au poker on paie pour voir. Dans l'édition à compte d'auteur on paie pour se voir. Même si l'on a peu de chances d'être vu ou lu: pas d'office - envoi systématique des nouveautés aux libraires -, pas d'inscription dans le catalogue électronique 3615 Electre, pas de service de presse, pas de diffusion, pas de distribution, etc. C'est à l'auteur de faire tout, y compris souvent le dépôt de son ouvrage dans une librairie amie. Quant à la prétendue «aide», n'y comptez pas. Ted-Allan Wainwright a proposé son roman aux éditions La Bruyère. Le livre, accepté contre 66 560 francs, est imprimé en 1994. Dès les premières lignes d'Un destin frappé on pressent la catastrophe syntaxique. «1940, entrée massive des Allemands à Varsovie, je n'ai alors que quinze ans. Nous sommes une famille française émigrée en Pologne à la demande de son gouvernement. En effet, celui-ci souhaitant un architecte français, proposera un concours.» Et cela continue pendant près de 300 pages, sans compter les coquilles. Visiblement, l'auteur n'a pas bénéficié des services de la correctrice. Mais il y a pire. Toujours aux éditions La Bruyère, en 1987, un retraité d'origine polonaise se voyait demander 205 000 francs pour la publication de ses Mémoires en 1 000 exemplaires! 

    Comme toujours, il y a les miraculés. Les éditions La Bruyère ont publié Éliane Doré qui a signé par la suite chez Stock, en 1995, avec Régine Deforges, Le tarot du point de croix, et Richard Lotte vient de faire paraître son deuxième polar aux éditions du Rivage à Boulogne-sur-Mer. L'inverse - l'auteur qui passe du compte d'éditeur au compte d'auteur - existe aussi. Richard Aglion avait publié en 1984 chez Plon un De Gaulle et Roosevelt: la France libre aux Etats-Unis remarqué mais qui ne s'était pas vendu. Les éditions La Bruyère le réimpriment aujourd'hui, à compte d'auteur. 

     

    La Pensée universelle s'était fait jadis une spécialité d'attrape-gogo. C'était la grande époque d'Alain Moreau qui a édité puis pilonné 10 000 titres en 27 ans! Aujourd'hui, les choses ont changé, dit-on. Après le dépôt de bilan en mars 1996, la marque La Pensée universelle a été rachetée. 

    Diane de Saint-Seine faisait partie de l'ancienne équipe. Elle est pratiquement la seule à être restée. Aujourd'hui, elle dirige La Pensée universelle et les «Etoiles de la Pensée» qui veulent être une sélection, le haut du panier en quelque sorte: «Quand un texte est intéressant, nous le publions sous le label Etoile de la Pensée. Nous publions moins de manuscrits qu'avant et la sélection est plus rigoureuse.» Au total, c'est donc entre 60 et 80 livres qui sont ainsi proposés chaque année dans les deux marques. La Pensée universelle ne se présente plus comme un éditeur mais comme un prestataire de services. «Pour 1 000 exemplaires d'un roman de taille moyenne il faut compter 25 000 francs et l'auteur sait à quoi s'en tenir.» 

    L'édition à compte d'auteur marquerait-elle un léger déclin? Les chiffres d'affaires prouvent que non. Celui des éditions La Bruyère a connu une croissance de 35% entre 1995 et 1996. C'est pourquoi, depuis près de vingt ans, un petit groupe d'irréductibles restent vigilants. Leur nom, le Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition. Autrement dit, le Calcre. Chaque semaine, en fin de journée, ils se réunissent dans un bistrot, La Tour de la Bastille, parce que l'édition à compte d'auteur est encore «une Bastille à prendre», dixit Roger Gaillard, bouillonnant président. Dans leurs revues et annuaires ils distribuent tomates ou étoiles aux éditeurs, selon la transparence, la qualité et le prix de leurs prestations. Et, aujourd'hui, le Calcre commence à s'intéresser aux éditions de L'Harmattan. Cet éditeur, bien connu pour ses publications dans le domaine des sciences humaines, publie 800 nouveautés par an. Autant que Gallimard, mais avec une structure moindre d'environ quarante personnes. L'explication s'appelle l'édition chirurgicale. C'est-à-dire le ciblage. Pour en savoir plus, rendez-vous à la Pizza Roma, rue des Ecoles, le fief de Denis Pryen et de son équipe. Le patron de L'Harmattan ne croit plus aux ouvrages de sciences humaines qui trouvent 5 000 lecteurs. «Mais, ajoute-t-il, pourquoi se priver d'une bonne étude sur le RMI même si elle ne concerne que 500 lecteurs?» L'Harmattan propose donc un contrat light dont certains auteurs, essentiellement des refusés, se plaignent. En effet, ils ne touchent des droits qu'après le millième exemplaire, autant dire jamais. En plus, ils doivent acheter 250 exemplaires du tirage en moyenne. D'où ce constat du Calcre: «Il n'est plus tenable de qualifier L'Harmattan d'éditeur à compte d'éditeur.» 

    La différence est que L'Harmattan possède un service de presse, qu'il fait de la diffusion et de la distribution. C'est-à-dire que l'ouvrage publié a des chances de se retrouver en librairie - à commencer par celle de L'Harmattan - et qu'il peut même être chroniqué par la presse. Les 150 directeurs de collection servent de rabatteurs pour alimenter un catalogue déjà fort épais. Bref, L'Harmattan considère qu'ils font de l'édition autrement. Mais pas au détriment des auteurs. 

    Dernière «curiosité» en date dans le domaine de l'édition parallèle: les éditions Mille et Un Jours. Cette société organise des «concours littéraires» dans les genres du roman, de la poésie et des contes et nouvelles avec une publication en guise de récompense. Pour participer il faut avoir été refusé cinq fois par des grands éditeurs. Lorsqu'on appelle au numéro indiqué dans l'encart publicitaire on apprend que l'on est «sur un répondeur branché en permanence» et que l'on peut obtenir en déposant son nom et son adresse les fameux règlements pour participer auxdits concours. Chose curieuse, le numéro de téléphone en question correspond à une société Copivox, sise à Bourg- La-Reine, rue François-Villon... Méfiance. Au bout du fil, Marc Tardieu, le patron de Mille et Un Jours, se veut rassurant. Il rappelle qu'il est l'auteur d'une biographie de Péguy parue en 1993 chez François Bourin - ce qui n'atteste rien - et assure ne pas pratiquer le compte d'auteur. «La personne qui gagne le concours n'aura rien à verser et l'ouvrage sera publié à nos frais. Nous demandons seulement des droits de participation qui varient entre 140 et 180 francs selon le genre choisi.» Dont acte. 

    Marc Tardieu précise également que sa société Copivox, spécialisée dans la bureautique, a effectivement ajouté en mars dernier une activité éditoriale. Ce qui expliquerait que les éditions Mille et Un Jours ne soient répertoriées ni dans l'annuaire de France Télécom ni dans celui du Syndicat national de l'édition... 

    A la Société des gens de lettres on reste ferme. Pour en devenir membre, il faut avoir été édité à compte d'éditeur, quel que soit l'éditeur. En revanche, les auteurs qui se sont fait arnaquer ou qui veulent avoir des renseignements sur leur contrat (la SGDL édite un contrat type) peuvent s'adresser, par courrier de préférence, au service juridique. François Coupry, le président de cette association d'écrivains qui compte 14 000 membres, n'ira donc pas dans le sens du courrier adressé par Sébastien Brancq, qui souhaiterait que ses auteurs puissent adhérer à la SGDL. 

    Répétons-le. L'édition à compte d'auteur n'est pas illégale. C'est son abus qui est condamnable. Dans une période où l'édition connaît quelques difficultés, il est tentant de demander à l'auteur de participer financièrement. Quelquefois, ce ne sont pas des personnes mais des partis politiques ou des ambassades qui versent leur écot, en achetant une certaine quantité d'exemplaires. La frontière est donc ténue entre ce que l'on croit être de l'édition normale et celle qui s'avère plus ou moins payée par l'auteur. Mais nous sommes loin de la littérature. Car tout écrivain, comme Catherine Hermary-Vieille, dont le premier livre fut publié à La Pensée universelle, garde de cette expérience un goût terriblement amer. Celui, le plus souvent, de n'avoir pas eu affaire à un goûteur de livres mais à un escroc. 

     

    • Attention aux pièges et gouffre financiers!!!

    J'ai édité en 1983 ce recueil de poésie à compte d'auteur.

    Cette folie m'a coûté 15.000 fr en 1983.

    Je sais ce qu'est une édition à compte d'auteur et l'on ne m'y reprendra plus !

     Je cherche une Maison d'édition à compte d'éditeur : une vraie !

    J'ai mon roman à éditer "Le mystère de L’Étang-Aux-Ormes"

     A compte d'auteur ? NON ! Je préfère ne pas éditer et laisser mon manuscrit ( tapuscrit ) dormir dans un tiroir ou dans mon PC puisque j'ai les deux !

    Adresse d'éditeurs à compte d'éditeurs

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  • Commentaires

    4
    Jeudi 29 Juin à 14:19

    Merci beaucoup de cette marque d'attention, Ghislaine, j'y suis sensible.

    J'ai publié à compte d'éditeur en 1996, 98 et 99. Enfin, c'était un compte d'auteur déguisé, en fait.

    Car mon éditeur ne publiait les livres qu'après  avoir  obtenu un certain nombre de bons de souscription (des promesses d'achat, en quelque sorte). Fort heureusement pour moi, je n'ai pas dû débourser le moindre centime. Mais je n'ai pas fait la vente du siècle non plus, loin s'en faut intello.

    Il est vrai que j'ai été très déçue du peu d'implication (et c'est un doux euphémisme) de mon éditeur dans la promotion de  mes livres. Se promouvoir soi-même est chose quasiment impossible, sauf à y passer 24h/24. Comme je travaillais à l'époque, j'ai tout doucement abandonné l'espoir de me faire connaître un jour plus loin que ma sphère familiale et amicale arf.

    Mais j'étais liée par contrat, moi aussi, hélas. Un contrat au seul avantage dudit éditeur qui continuait tranquillement à vendre mes livres sur Internet sans m'en informer. Cela a duré des années comme ça et comme suite à une maladie grave, je ne suivais plus trop l'affaire...

    Mais un jour je me suis réveillée. Quand j'ai disposé de plus de temps, suite à la cessation de mon activité professionnelle. Je lui ai envoyé une lettre recommandée par laquelle je résiliais définitivement mon contrat et récupérais l'intégralité de mes droits d'auteur, puisqu'il n'avait pas respecté la clause de ce contrat stipulant qu'il devait me rendre des comptes au moins une fois par an.

    J'ai donc réédité mes livres, ainsi que les nouveaux encore inédits (restés des années au fond d'un tiroir). Compte tenu de mon âge, et considérant les délais très longs de réponse des éditeurs conventionnels (quand ils te répondent), j'ai choisi de m'auto-éditer en passant par thebookedition.com qui n'est pas un éditeur à compte d'auteur mais simplement un imprimeur. On ne te demande aucune avance d'argent. Tu publies ton livre en ligne, à ta convenance.  Tu peux bénéficier d'un service de correction (payant) si tu le souhaites, d'une aide pour ta couverture (payant ou non selon le cas) si tu le souhaites également. Mais tu ne dois absolument rien débourser. Ton livre est édité en fonction des demandes (les tiennes ou celles de tes lecteurs). Tu ne payes que le prix de fabrication. Evidemment, il te reste à faire toi-même ta publicité et ça, ce n'est pas le plus facile, je l'admets.

    Aujourd'hui, l'écriture est avant tout une détente et un plaisir pour moi. Celui d'inventer des histoires (ça, ça ne passera jamais) et aussi celui d'être lue et de pouvoir ensuite échanger avec mes lecteurs (si peu nombreux soient-ils ;)). Qui sait, peut-être qu'un jour un éditeur sérieux passera la porte de mon blog... On peut toujours rêver wink2.

    Merci encore pour cet article. Tu as raison d'alerter sur ces dérives. Le monde de l'édition est plein de requins et on peut parois subir de cuisantes déconvenues frown.

    Bien amicalement,

    Sérénita

     

      • Jeudi 29 Juin à 17:19

        Oui, comme moi je l'ai subi en 1983 : J'avais 36 ans et je croyais encore à l'honnêteté des boites d'édition. j'étais encore très naïve et je me disais : "pourquoi pas moi ?  " J'ai cru aux miroir aux alouettes" parce que je ne m'imaginais pas que ce monde de requins pouvaient exister. Et comme l'on dit : "Il n'y a qu'en forgeant qu'on devient forgeron ! "  J'ai bien appris la leçon à mes dépends et c'est pour cela que tout en cherchant pour moi une vraie maison d'édition sérieuse, il m'est venu cette idée  de relever quelques adresses utiles afin d'aider les personnes qui pourrais avoir éventuellement besoin de ces renseignements.  Ghislaine.

    3
    Jeudi 29 Juin à 12:07

    Un grand merci pour toutes ces explications.

    Je reviendrai lire attentivement à tête reposée.

      • Jeudi 29 Juin à 12:48

        J'ai pensé à ça en venant chez toi. J'ai vu que tu avais édité à compte d'auteur. Il ne faut jamais éditer à compte d'auteur : ces maison d'édition sondes Arnaques.  Cela m'est arrivé en 1983 et mon bouquin m'a coûté 15000 fr pour 1000 livres. et ils n'ont rien respecté du contrat qui était faux sur toute la ligne ! J'ai dû payer en plus pour l'envoie du colis. J'étais très jeune et encore naïve. J'étais heureuse au départ avec toutes leurs promesses de s'occuper de la diffusion du livre; mais j'ai dû vendre tous mes livres toutes seule et faire les salons du livre également seule. je sais ce que c'est et la boîte est "LA PENSÉE UNIVERSELLE" qui sont avec des centaines de procès au derrière et en faillite. 

        Ne jamais payer 1 cent de ta poche !!!

        Amicalement, Ghis.

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