• Enfance volée, adolescence gâchée -3-

      

    Voici les sœurs du "Bon Pasteur d'Arras"

    comme on les appelait... avant.

     

    Suite de l'accueil...

     

    Je me demande encore aujourd’hui comment j'ai fais pour me reconstruire et réussir ma vie de femme?

    Ces bonnes-sœurs n'étaient pas en reste dans leur bigoterie et leur sévérité !

    Celles ou je garde encore le plus de stigmates à cause de leurs perversité, sont les sœurs dites « à cornettes » comme on les appelait : autrement nommées : « Les sœurs Saint Vincent de Paul » : C'était les pires !

    Les sœurs « Saint Vincent de Paul », ne faisaient pas honneur au fondateur de cette congrégation !

    Pour mieux les identifier,

    Je n'ai pu trouvé de meilleurs photos sur le net que celles-ci,

    Enfance volée, adolescence gâchée: suite.

    puisque je n'ai aucune trace de mon passé et lorsque j'étais en pension chez les sœurs du

    « Sacré cœur », et je n'avais même pas 8 ans; mais même à 7 ans 1/2, un enfant n'oublie pas l’abandon de sa mère, le sadisme, le vice, l’abus de pouvoir et les maltraitances des sœurs sur les enfants confiés à leur garde. Elle étaient mauvaises, cruelles et nous faisaient souffrir à plaisir. De vraies vipères! Pas du tout « saintes » d'ailleurs quant aux punissions qu'elles infligeaient... Ce n'était plus des punissions : cela devenait de la torture physique psychologique et morale. Pour des petites filles comme moi, c'était à la limite du supportable! J'ai pleuré plus d'une fois qu'à mon tour de par leurs brimades; mais aussi en cachette : Il était interdit de pleurer sous peine d'être puni sévèrement « pour mauvais esprit ».

    Les sœurs « Saint Vincent de Paul »

    Vulgairement appelées "Les soeurs à cornettes   

    Enfance volée, adolescence gâchée: suite.

    Elle étaientmauvaises, vicieuses, cruelles et nous faisaient souffrir à plaisir. De vraies vipères ! Pas du tout « saintes » d'ailleurs quant aux punissions qu'elles infligeaient... Ce n'était plus des punissions: cela devenait de la torture physique psychologique et morale. Pour des petites filles comme moi, c'était à la limite du supportable ! J'ai pleuré plus d'une fois qu'à mon tour de par leurs brimades; mais aussi en cachette : il était interdit de pleurer sous peine d'être puni sévèrement pour mauvais esprit.

    **********

    Autre épisode de ma jeune vie: La DASS - Paris.

    Voilà le Lion de Belfort à Paris où je suis passée lorsque ma tante Christiane m'a amener, en pleurs, à l'orphelinat de la DASS à Denfert-Rochereau.  Je la suppliais de me garder; mais elle avait pour excuse qu'une bouche de plus à nourrir c'était trop pour eux parce qu'il y avait ma cousine Cathy  deux deux ans plus jeune que moi (qui  d'ailleurs, s'est suicidée à 20 ans), et ça faisait deux enfants à s'occuper. Ma tante ne voulait pas se charger plus longtemps de moi. Je n'ai jamais pu oublier cette journée ou elle m'a amené à l'orphelinat et ce Lion de Belfort, pas plus que le métro aérien par lequel elle m'a conduite à La DASS et  qui desservait la station Denfert-Rochereau. Cette carte postale est de 1970; mais moi, c'était en 1956. 

    Image associée 

    J'y suis restée plus d'un an pendant qu'on ne savait pas où  était ma mère ?

    Ma propre tante n'a pas voulu me garder, alors que ma mère m'avait confié à elle pour un certain temps.

    N'ayant plus de nouvelle d'elle, elle s'est déchargé des responsabilités qu'elle avait envers moi,

    en me mettant à L'Orphelinat de La DASS à Paris.

    **************

    Ça : c'est la nourricerie de La DASS

    On m'avais mise à mon arrivée là pour m'occuper des bébés :j'avais neuf ans.

    Ils étaient élevés en batterie. J'étais, à neuf ans, chargée de surveiller les bébés.

    J'avais remarqué à leur petits poignets, un bracelet en forme de grains de riz,

    avec leur nom gravé au centre de ce bracelet.

    Image associée

    Voici les enfants un peu plus grands groupés dans des parques,

    afin de les surveiller.

    Vous croyez qu'un enfant parqué de cette manière pouvait être heureux?

    Regardez bien leur petite bouille.

    Voici une photo de groupe d'enfants mais les photos sont arrangées:

    Les soeurs ne mélangeait pas les petits garçons et les petites filles. 

    Résultat de recherche d'images pour "soeur saint vincent de paul de France en 1956"

    La DASS

    Enfance volée, adolescence gâchée: suite.

    Ces écrits sont le témoignage de ce que j'ai vécu, de ce que d'autres enfants ont vécu et de mon passage dans ces endroits dépourvu d'humanité ou l'enfance perd son innocence, ne sait plus rire, a peur de tout ce qui fait l'autorité et s'habitue à toutes formes de violences. Il n'y a plus que la survivance qui compte : survivre à tout prix ! Ceux qui n'ont pas vécu ces atrocités ne peuvent comprendre!

    Je veux aussi laisser une trace de mon existence tellement "transparente" sur cette terre et au yeux de la société ! Lorsque j'enquête sur mon passé pour réunir des preuves se rapportant à ma propre histoire, comme un fait exprès, on ne trouve pas trace de moi petite fille, enfant et jeune fille...

    « A croire que je ne suis qu'un fantôme ! »

    D'où le mot « transparence » que j'emploie dans le texte. C'est un adjectif qui me va très bien puisque malgré toutes mes recherches, on ne retrouve pas mon dossier d'internement. Il y a de quoi se poser des questions?!

    Il y a tant de choses que l'on cache sur la façon de traiter les enfants abandonnés ou en difficultés de quelques natures qu'elles soient!...

    Dans les années "50/60 et même 70". L'état Français à bien mal fait son travail concernant la protection de l'enfance. Il faut se poser la question :

     

    C'est ça la France des années 50/60/70 

    Pourquoi? Parce que j'en veux à L'état Français ! Il a fait de moi une révoltée dans l'âme, pleine de colère, de ressentiments, et que la colère entretient la combativité, que la combativité m'a aidée à me sortir de la fange où, à cause de ma mère, j'étais embourbée.

    Pour tout ce que j'ai subit dans ma petite enfance, dans mon enfance et mon adolescence, je n'ai jamais obtenu justice. Vous savez : la justice dont normalement chaque être humain à droit et qui est à plusieurs vitesses selon les castes : (riches, pauvres bourgeois) etc.

    Tu as de l'argent, on te rend justice. Tu n'en a pas ou pas assez : la justice n'est pas pour toi.

    J'ai vécu ce genre de justice même mariée et adulte pour une agression que mon mari a subit et moi-même pour le défendre alors qu'il était à terre inconscient. J'ai porté plainte, fais tout le nécessaire: avocats et tout le toutim, ça nous a coûté plus de (en franc) 35.000.000. fr, et nous n'avons pas eu gain de cause parce que nous avions de mauvais avocats véreux : trois en tout qui nous on baladé pendant 7 ans pour rien. Nous n'avons même pas été jusqu'au procès et l'affaire s'est terminée " classée sans suite" parce que nos adversaires avaient plus d'argent que nous. La justice  : celle des hommes, est une pute.  Elle va ou il y a de l'argent et ça grâce à des avocats véreux qui sont achetés.

    Justement ! Parlons en de la justice des hommes ! Tout n'est qu'apparence et il y aurait beaucoup à dire, ce qui, malgré les réformes, (s'il y en avait de faites) ne changerait pas grand chose ! La justice est un serpent qui, même une fois la tête coupée, arrive encore à vous mordre...

    Ghislaine Cadoret, épouse Nicolas.

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  • Commentaires

    2
    Dimanche 26 Mars à 23:38
    Je te souhaite une très bonne semaine
    Bisous caty
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