• La musique des mots

     

    La musique des mots 

     

     

    La musique des mots

     

    ( La  naissance d'un poème en forme d'Alexandrin)

     

    Il y a des musiques qui tournent et font la fête:

    Des ritournelles qui font tant de bruit dans ma tête.

    Alors que je dormais d'un doux sommeil profond,

    Sans se soucier de moi, mon repos elles défont.

     

    Ballades ou mélodies: je les trouve très belles,

    Mais je n'sais pas jouer et je ne peux garder

    Ces musiques insistantes qui viennent me troubler.

    Aussi vives qu'une idée, Toutes ces notes m'appelles:

      

    Elles s'imposent à moi, se distillent en moi,

    Le temps d'une poésie qui me met en émoi.

    Puis elles se font discrètes, de moins en moins audibles,

    Pour enfin disparaître et ça devient pénible.

     

    Le rituel de ces nuits ou la musique m'éveille

    S'imposent sans vergogne, même si j'ai sommeille.

    Lorsque ma muse m'inspire les mots que je devine

    Pour m'aider à trouver les vers qui font la rime,

     

    La musique céleste aux notes qui s'animent

    Fait naître en moi les phrases qui, dans mon cœur, s'impriment.

    A mon esprit elles cognent, cognent et cognent encore

    Jusqu'à ce que mon âme accepte leurs accords.

     

    Sur une page blanche, la plume à la main,

    La musique des mots me dicte des merveilles.

    Je couche stances et quatrains malhabiles, sans entrain,

    Car c'est une nuit blanche à nul autre pareille.

     

    Lorsqu' enfin elle blanchit accompagnant ma veille,

    Elle me trouve endormie quand s'en vient le matin.

    Plus rien ne peut sortir : je ne vois plus la fin

    Que la musique des mots me soufflait à l'oreille.

     

    Ma muse s'est envolée, frivole et inconstante,

    Ou seuls quelques poètes sauront la retrouver

    Pour composer la phrase plus ou moins insistante

    Qu'il faudra, sans tarder biffer, recommencer.

     

    C'est ainsi que j'écris quand je suis inspirée, 

    Et défilent devant moi des tas de paysages

    Qui me font entrevoir de merveilleux voyages

    Signe d'une survivance trop longtemps désirée.

     

    N. GHIS. 

    ** " Les poètes survivent à travers les âges...

    Le poète est un otage consentant de la muse qui l'inspire.

    Une muse est éthérée, de sexe incertain,

    Puisqu'elle n'est autre qu'inspiration masculin féminin.

    Les mots qui se bousculent dans sa tête sont les barreaux de sa prison.

    Il ne sera pas serein tant qu'il n'aura pas fait naître

    Les vers parfaits en mots et rimes qui,  dans son esprit, le harcelait." **

     

    N. GHIS.

     

    La musique des mots 

    Texte écrit le 13 avril 2016 

    « Il pleut sur ma vie :L'indifférence »

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  • Commentaires

    2
    Mardi 19 Décembre 2017 à 09:44

    les poèmes et les chansons seront toujours là pour nous émerveiller, et nous donner du beau, du plaisir

    des moments d'evasion et de reve

    je mets parfois des jours a faire un poème et d’autres moments cela vient en une heure,

    ah que c'est dur de poetiser

      • Mardi 19 Décembre 2017 à 11:07

        Bonjour Philippe,

        Je suis comme toi : ou ça vient en un heure, une matinée, un après-midi o u en plusieurs jours. Il faut laisser venir...

        le seule chose que je fais sur mon traitement de texte, c'est que j'écris les petits bouts de phrases qui me viennent et je laisse mûrir. LOL! Amitié, Ghislaine.

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