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     Il pleut sur ma vieIl pleut sur ma vie

    Je n'avais  que 18 ans lorsque j'ai écris ce poème et j'étais en interna: les sœurs s'occupaient de cette institution.  

    Je devais, jusqu'à ma majorité, y demeurer; mais j'en suis sortie à l'âge de 19 ans

    parce que le foyer  "Du Bon Pasteur" d'Arras fermait.

     

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    Il pleut sur ma vie

     

    Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon cœur.

    Quelle est cette tristesse qui envahit mon cœur?

    Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon cœur.

    Serait-ce de la pluie que me vient ma tristesse?

     

    Je suis comme une plante qui se meurt, alanguie.

    Qui peut m’intéresser? Qui puis-je intéresser?

    Je me sens vide et seule. Mon horizon est noir.

    Le nez à la fenêtre, je regarde le soir

     

    Qui tombe lentement tandis que la pluie cesse.

    Et il pleut dans mon cœur. Et il pleut dans mes nuits.

    Pourquoi rester ici perdue sur cette terre?

    Quelle en est la raison? Quel est ce grand mystère?

     

    Mon cœur est impatient. Mon corps est impatient !

    J’ai tant d’amour en moi que je ne peux donner.

    C’est pour ça que j’ai mal. Pour ça que je suis triste.

    Et défilent mes nuits où les heures passent et fuient.

     

    Je me sens vide et seule. Mon horizon est noir.

    Le nez à la fenêtre, je regarde le soir

    Qui tombe lentement tandis que la pluie cesse.

    Et il pleut dans mon cœur. Et il pleut dans mes nuits.

     

    Le vide est dans ma vie et je suis solitaire.

    Devrais-je rester là, une âme en perdition?

    Ne viendra-t-il personne pour prendre soin de moi?

    Mais viendra-t-il cet homme que je ne connais pas?

     

    J’aimerais un ami. Connaître un jour l’amour!

    Apprécier le bonheur d'être aimée par un homme...

    La pluie s’est arrêtée ; mais je pleure dans mon lit.

    Mais il pleut dans mon lit… et il pleut sur ma vie. 

     

    N. Ghis.  Texte écrit en 1965

    Il pleut sur ma vie

    Il pleut sur ma vie : 

     


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    La musique des mots 

     

     

    La musique des mots

     

    ( La  naissance d'un poème en forme d'Alexandrin)

     

    Il y a des musiques qui tournent et font la fête:

    Des ritournelles qui font tant de bruit dans ma tête.

    Alors que je dormais d'un doux sommeil profond,

    Sans se soucier de moi, mon repos elles défont.

     

    Ballades ou mélodies: je les trouve très belles,

    Mais je n'sais pas jouer et je ne peux garder

    Ces musiques insistantes qui viennent me troubler.

    Aussi vives qu'une idée, Toutes ces notes m'appelles:

      

    Elles s'imposent à moi, se distillent en moi,

    Le temps d'une poésie qui me met en émoi.

    Puis elles se font discrètes, de moins en moins audibles,

    Pour enfin disparaître et ça devient pénible.

     

    Le rituel de ces nuits ou la musique m'éveille

    S'imposent sans vergogne, même si j'ai sommeille.

    Lorsque ma muse m'inspire les mots que je devine

    Pour m'aider à trouver les vers qui font la rime,

     

    La musique céleste aux notes qui s'animent

    Fait naître en moi les phrases qui, dans mon cœur, s'impriment.

    A mon esprit elles cognent, cognent et cognent encore

    Jusqu'à ce que mon âme accepte leurs accords.

     

    Sur une page blanche, la plume à la main,

    La musique des mots me dicte des merveilles.

    Je couche stances et quatrains malhabiles, sans entrain,

    Car c'est une nuit blanche à nul autre pareille.

     

    Lorsqu' enfin elle blanchit accompagnant ma veille,

    Elle me trouve endormie quand s'en vient le matin.

    Plus rien ne peut sortir : je ne vois plus la fin

    Que la musique des mots me soufflait à l'oreille.

     

    Ma muse s'est envolée, frivole et inconstante,

    Ou seuls quelques poètes sauront la retrouver

    Pour composer la phrase plus ou moins insistante

    Qu'il faudra, sans tarder biffer, recommencer.

     

    C'est ainsi que j'écris quand je suis inspirée, 

    Et défilent devant moi des tas de paysages

    Qui me font entrevoir de merveilleux voyages

    Signe d'une survivance trop longtemps désirée.

     

    N. GHIS. 

    ** " Les poètes survivent à travers les âges...

    Le poète est un otage consentant de la muse qui l'inspire.

    Une muse est éthérée, de sexe incertain,

    Puisqu'elle n'est autre qu'inspiration masculin féminin.

    Les mots qui se bousculent dans sa tête sont les barreaux de sa prison.

    Il ne sera pas serein tant qu'il n'aura pas fait naître

    Les vers parfaits en mots et rimes qui,  dans son esprit, le harcelait." **

     

    N. GHIS.

     

    La musique des mots 

    Texte écrit le 13 avril 2016 


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