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     Contemplation solitaire

     

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    Contemplation solitaire

     

    Sous un ciel d'agonie voilé de brume pâle
    Juchée sur un rocher, je contemple la mer.
    Le vent, en mugissant, se repent en rafales
    Et mêle à mes cheveux humides sa colère.

     

    Il se calme un instant puis, reprend de plus belle
    Et, comme s'il regrettait sa soudaine accalmie
    Redoublant ses assaut avec effronterie
    Il frappe et couche à terre les arbustes rebelles.

     

    De la crinière des vagues par l’écume blanchie,
    Se forment des rouleaux qui grondent et s’amplifient,
    Semblants prendre aux troupeaux de chevaux emballés
    Le bruit de leur galop mille fois multiplié.

     

    La nature sauvage que mes sens devinent
    Se révèle grandiose à mon âme chagrine.
    Je me sens si petite: presqu’un grain de poussière
    Devant l'indéfini du ciel et de la terre.

     

    Et je suis là, vaincue, devant la vaste mer.
    Songeant à cet espace qui m’apparaît sans borne,
    Je me sens écrasé par l’immense univers
    Qui renferme la vie sous des milliers de formes.

     

    Les Feuilles Mortes 

     Poésie écrite en 1985 

    N. Ghis. La Rose De Janvier 2015 /2016  

      

      

     

      Contemplation solitaire

    2 commentaires
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    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

     

       Elle n'y croit plus

       

    Elle dissimule en son regard la trace d'un souvenir fort

    D'une passion qui gronde encore et fait grandir son désespoir.

     En nourrissant cette passion : amour qu'elle croit sans espoir

    Elle sent vaciller sa raison. Que lui réserve encore le sort ? 

     

    Elle vit ça comme un abandon : la vie, la mort, quelle importance !

    Elle sent tomber ses défenses et ne s'accorde aucun pardon.

    Elle est méfiante à toutes histoires pouvant nourrir ses illusions.

    Malgré tout, elle voudrait y croire comme au temps de l'adolescence.

     

    J'aimerai bien pouvoir lui dire que son cœur peut encore guérir !

    Que sa vie peut bien refleurir sur les chemins de grands frissons !

    C'est une guerrière dans l'âme : battante et pleine de courage ;

    Mais elle laisse mourir la flamme qui consume son corps trop sage.

     

     Je voudrais bien sécher ses larmes ; mais je sens qu'elle ne le veut pas.

    Elle à bien tort, et je la blâme, car l'existence n'attends pas.

    " Ne refuse pas l'appui d'un l'homme qui n'attend que ça.

    Il  faudrait que tu penses à lui comme à l'amant épris de toi.

     

    Même  si le désespoir te ronge et si ta peine, tu là lui dois,

    Il ne faut pas jeter l'éponge ! Que sais-tu toi, de son combat ? 

    Le bonheur est une bataille qu'il nous faut gagner chaque jour

    En avançant, vaille que vaille, sur nos peines et  sur nos amours.

     

    Nos existences sont toujours une perpétuelle renaissance.

    Si notre cœur prête à l'amour la valeur de sa quintessence,

    C'est que l'amour en est l'essence,  et la  raison même de nos sens.

    C'est ce désir qui nous rend fou au point d'une réelle dépendance.

     

    Il ne faut pas s'avouer vaincu par ce qui peut nous décevoir !

    Il faut toujours garder espoir même lorsque tout semble perdu...

    Elle garde secret en son cœur l'envie d'un amour fusionnel

    Pourtant, elle sait que le bonheur n'est pas un état perpétuel. 

     

    Elle cache aussi dans son regard les graines amers de la passion ;

    Mais elle croit qu'il est bien trop tard, même si elle n'a  pas raison.  

    On peut vivre plusieurs départs ! Rien n'est jamais perdu d'avance !

    Ce n'est pas la fin de l'histoire ! La vie nous donne plusieurs chances !

     

    Quand enfin l'on tient notre chance, on peut renaître à la passion

    Car, lâcher prise n'est pas bon ! Toute vie a son importance !

     Pourquoi nourrir cette douleur qui empêche la clairvoyance ?

    Pourquoi laisser passer les heures dans l'ombre trouble du non-sens ?

     

    Son envie  d'être encore aimée la fait redouter ce bonheur

    Que peux lui apporter l'amour du seul homme habitant son cœur.

     Son corps de femme ne veut pas voir que l'éclaircie met à mort l'ombre.

    Qu'il suffit d'un rien pour y croire : d'un baiser, d'un mot, d'une seconde, 

     

    Mais la mal-aimé' ne veut pas. Elle se punit du droit d'aimer.

    Pourtant, l'amour est là, tout prêt ! Il n'attends d'elle qu'un faux pas.

    " Le cœur, on sait, à ses raisons que même la raison ignore ! " 

    Et même si elle n'en veut plus, la vie, l'amour, sont des trésors.

     

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.  

     

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

    N. Ghis / La main et la plume 47 : texte écrit en 2001

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

       

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

     1. Catherine 27/07/2009

    J'ai lu vos poèmes et celui pour lequel j'ai mis un com me correspond tout a fait et j'en souffre beaucoup. 
    On aurai pu penser que je l'avais écrit, il y en a d'autres aussi qui me correspondraient; mais c'est pour celui là que j'ai eu un pincement au coeur...
    J'aime ce que vous écrivez et surtout ne vous arrêtez pas! Amitié, Catherine 

    Cette vie que tu vas nous donner. 


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