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    Voici les sœurs du "Bon Pasteur d'Arras"

    comme on les appelait... avant.

     

    Suite de l'accueil...

     

    Je me demande encore aujourd’hui comment j'ai fais pour me construire et réussir ma vie de femme ?

    Ces bonnes-sœurs n'étaient pas en reste dans leur bigoterie et leur sévérité !

    De celles pour lesquelles je garde encore le plus de rancœur et stigmates à cause de leur perversité, sont les sœurs dites « à cornettes » comme on les appelait : autrement nommées : « Les sœurs Saint-Vincent-de-Paul » : étaient les pires !

    Les sœurs « Saint-Vincent-de-Paul », ne faisaient pas honneur au fondateur de cette congrégation !

    Pour mieux les identifier,

    Je n'ai pu trouvé de meilleurs photos sur le net que celles-ci, car, bien sûr, à mon époque, j'étais trop jeune pour avoir le droit d'avoir un appareil photos, et de plus, je n'avais que entre huit et neuf ans.

    Enfance volée, adolescence gâchée: suite.

    puisque je n'ai aucune trace de mon passé de lorsque j'étais en pension chez les sœurs du

    « Sacré cœur », et que le premier contact avec elles, je n'avais même pas 8 ans ; mais même à 7 ans 1/2, un enfant n'oublie pas l’abandon de sa mère, le sadisme, le vice, l’abus de pouvoir et les maltraitances des sœurs sur les enfants confiés à leur garde. Elles étaient mauvaises, cruelles et nous faisaient souffrir à plaisir. De vraies vipères ! Pas du tout « saintes » d'ailleurs quant aux punissions qu'elles infligeaient... Ce n'était plus des punissions : cela devenait de la torture physique psychologique et morale. Pour des petites filles comme moi, c'était à la limite du supportable! J'ai pleuré plus d'une fois qu'à mon tour de par leurs brimades; mais aussi en cachette car il était interdit de pleurer sous peine d'être puni sévèrement « pour mauvais esprit ».

    Les sœurs « Saint Vincent de Paul »

    Vulgairement appelées "Les sœurs à cornettes   

    Enfance volée, adolescence gâchée: suite.

    Elle étaient mauvaises, vicieuses, cruelles et nous faisaient souffrir à plaisir. De vraies vipères ! Pas du tout « saintes » d'ailleurs quant aux punissions qu'elles infligeaient... Ce n'était plus des punissions: cela devenait de la torture physique psychologique et morale. Pour des petites filles comme moi, c'était à la limite du supportable ! J'ai pleuré plus d'une fois qu'à mon tour de par leurs brimades; mais aussi en cachette : il était interdit de pleurer sous peine d'être puni sévèrement pour mauvais esprit.

    **********

    Autre épisode de ma jeune vie: La DASS - Paris.

    Voilà le Lion de Belfort à Paris où je suis passée lorsque ma tante Christiane m'a amener, en pleurs, à l'orphelinat de la DASS à Denfert-Rochereau.  Je la suppliais de me garder; mais elle avait pour excuse qu'une bouche de plus à nourrir c'était trop pour eux parce qu'il y avait ma cousine Cathy  deux deux ans plus jeune que moi (qui  d'ailleurs, s'est suicidée à 20 ans), et ça faisait deux enfants à s'occuper. Ma tante ne voulait pas se charger plus longtemps de moi. Je n'ai jamais pu oublier cette journée ou elle m'a amené à l'orphelinat et ce Lion de Belfort, pas plus que le métro aérien par lequel elle m'a conduite à La DASS et  qui desservait la station Denfert-Rochereau. Cette carte postale est de 1970; mais moi, c'était en 1956. 

    Image associée 

    J'y suis restée plus d'un an pendant qu'on ne savait pas où  était ma mère ?

    Ma propre tante n'a pas voulu me garder, alors que ma mère m'avait confié à elle pour un certain temps.

    N'ayant plus de nouvelle d'elle, elle s'est déchargé des responsabilités qu'elle avait envers moi,

    en me mettant La DASS à Paris.

    **************

    Ça : c'est la nourricerie de La DASS

    On m'avais mise à mon arrivée là pour m'occuper des bébés : j'avais neuf ans.

    Ils étaient élevés en batterie. J'étais, à neuf ans, chargée de surveiller les bébés.

    J'avais remarqué à leur petits poignets, un bracelet en forme de grains de riz,

    avec leur nom gravé au centre de ce bracelet.

    Image associée

    Voici les enfants un peu plus grands groupés dans des parcs,

    afin de les surveiller.

    Vous croyez qu'un enfant parqué de cette manière pouvait être heureux?

    Regardez bien leur petite bouille.

    Voici une photo de groupe d'enfants ; mais les photos sont arrangées :

    Les sœurs ne mélangeait pas les petits garçons et les petites filles. 

    Résultat de recherche d'images pour "soeur saint vincent de paul de France en 1956"

    La DASS

    Enfance volée, adolescence gâchée: suite.

    Ces écrits sont le témoignage de ce que j'ai vécu, de ce que d'autres enfants ont vécu et de mon passage dans ces endroits dépourvu d'humanité ou l'enfance perd son innocence, ne sait plus rire, a peur de tout ce qui fait l'autorité et s'habitue à toutes formes de violences. Il n'y a plus que la survivance qui compte : survivre à tout prix ! Ceux qui n'ont pas vécu ces atrocités ne peuvent comprendre !

    Je veux aussi laisser une trace de mon existence tellement "transparente" sur cette terre et au yeux de la société ! Lorsque j'enquête sur mon passé pour réunir des preuves se rapportant à ma propre histoire, comme un fait exprès, on ne trouve pas trace de moi petite fille, enfant et jeune fille...

    « A croire que je ne suis qu'un fantôme ! »

    D'où le mot « transparence » que j'emploie dans le texte. C'est un adjectif qui me va très bien puisque malgré toutes mes recherches, on ne retrouve pas mon dossier d'internement. Il y a de quoi se poser des questions ?!

    Il y a tant de choses que l'on cache sur la façon de traiter les enfants abandonnés ou en difficultés de quelques natures qu'elles soient...

    Dans les années "50/60 et même 70". L'état Français à bien mal fait son travail concernant la protection de l'enfance. Il y a de quoi se poser des question ? 

     

    C'est ça la France des années 50/60/70 

    Pourquoi ? Parce que j'en veux à L'état Français ! Il a fait de moi une révoltée dans l'âme, pleine de colère, de ressentiments, et que la colère entretient la combativité, que la combativité m'a aidée à me sortir de la fange où, à cause de ma mère, j'étais embourbée.

    Pour tout ce que j'ai subit dans ma petite enfance, dans mon enfance et mon adolescence, je n'ai jamais obtenu justice. Vous savez,  la justice dont normalement chaque être humain à droit et qui est à plusieurs vitesses selon les castes : (riches, pauvres bourgeois) etc.

    Tu as de l'argent, on te rend justice. Tu n'en a pas ou pas assez : la justice n'est pas pour toi.

    J'ai vécu ce genre de justice même mariée et adulte pour une agression que mon mari a subit et moi-même pour le défendre alors qu'il était à terre inconscient. J'ai porté plainte, fais tout le nécessaire: avocats et tout le toutim, ça nous a coûté plus de (en franc) 35.000.000. Fr, et nous n'avons pas eu gain de cause parce que nous avions de mauvais avocats véreux : trois en tout qui nous on baladé pendant 7 ans pour rien. Nous n'avons même pas été jusqu'au procès et l'affaire s'est terminée " classée sans suite" parce que nos adversaires avaient plus d'argent que nous. La justice, celle des hommes, est une pute.  Elle va ou il y a de l'argent et ça grâce à des avocats véreux qui sont achetés.

    Justement ! Parlons en de la justice des hommes ! Tout n'est qu'apparence et il y aurait beaucoup à dire, ce qui, malgré les réformes, (s'il y en a eu de faites) ne changerait pas grand chose ! La justice est un serpent qui, même une fois la tête coupée, arrive encore à vous mordre...

    Ghislaine Cadoret, épouse Nicolas.


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  • Je suis une rose et comme toutes les roses, j'ai de épines.

    L'enfant à l'intérieur de moi saigne toujours du mal qu'on lui a fait.

    Cette fleurs est la meilleur représentation de ce que je ressens intérieurement.

    Des épines ? J'en ai pour me défendre ; mais à l'intérieur de moi,

    Le cœur de la rose saigne toujours car ce n'est que le cœur d'une petite fille.

    Enfance volée, adolescence gâchée. 

    C'est une image photocopie d'une vieille photos de mes 15 ans.

    Je n'ai pratiquement pas de photos de mon  enfance ni de mon adolescence.

     

    Enfance volée... 

     

    Chers lecteurs,

     

    Ce que vous allez lire est très dur et vous allez apprendre des choses qui ne vont pas vous laisser indifférents ; mais plutôt révoltés. C'est l'histoire de bien des enfants : elle est aussi la mienne. Cela a commencé dans des pensionnats qui ressemblaient plus à des prisons qu'à des lieux ou les juvéniles peuvent apprendre à se reconstruire après de dures épreuves...

    Comme je l'explique ci-dessus, je n'ai aucune photo de moi étant enfant sauf celle qu'il y a plus haut. Sur cette vieille photo qui n'est qu'une photocopie de l'original, j'ai 15 ans. Ce que je mets en page est très grave ! J'accuse l'état de l'époque (année 60/70) d'avoir laissé faire de telles horreurs en ignorant les faits qu'il connaissait très bien en les passant sous silence ! C'est pourquoi je tiens à m'identifier sur ce blog. Comme je l'explique, deux lignes plus haut, je n'ai aucune photo de ma jeunesse. Je sais maintenant, au bout de tant d'années écoulées, que jamais je n'obtiendrai justice pour toutes les atrocités que j'ai subis ; mais au moins, aujourd'hui, mon témoignage est écrit sur le net. C'est la seule façon que j'ai de me libérer de mon passé et de me rendre justice.

    J'écris en amateur. J’écris aussi parce que j'ai un compte à régler envers tous ceux et celles qui se disent vouloir aider l'enfance en détresse et qui ne font plutôt que le leur gâcher. Dans les temps anciens, elles ont gâché les plus belles années de la mienne en ne faisant rien.

    J'écris parce que c'est un besoin vital et que je ne conçois pas ma vie sans écrire : C'est psychologiquement impossible !

     L'écrit est thérapeutique et libérateur. J'écris pour exorciser mes démons qui ont fait leur nid dans mon esprit et que je n'arrive pas à déloger.

    J'écris pour évacuer cette colère qui me ronge depuis mon enfance. J'écris pour laisser une trace de mon passage sur cette terre parce que ce que j'ai à dire libère mon inconscient de tout le mal être avec lequel j'ai vécu toute ma petite enfance, et que j'ai fais taire jusqu'à mon adolescence où j'ai commencé à me rebeller à l'âge de mes treize ans en fuguant de chez ma mère à cause de son amant qui me voulait dans son lit.

    A partir de cette période de ma vie, ce fût très dur. J'ai supporté toutes sortes d'injustices, d'humiliations, de violences verbales et psychologiques. J'ai enduré la dureté des sœurs, leur discipline de fer et la soif de pouvoir qu'elles cultivaient à plaisir sur les plus faibles d'entre nous. Les « non dit » parce que "défense de parler, de riposter verbalement, de se défendre tout simplement." La rigueur était que si l'on ne voulait pas être davantage sous le joug de la sœur la plus cruelle, rossée ou punit dans un cachot. C'étaient très dur à accepter et je le vivais très mal. Rappelez-vous que les maltraitances que je subissais à cette époque, étaient administrées à une petite fille de huit ans  !

    Il y a eu d'autres brimades, d'autres humiliations et vexassions de la part de l'autorité en place qu'il a fallut encaisser sans broncher. Je veux parler aussi des forces de l'ordre comme les flics de l'époque qui, eux aussi, ont fait du mal dans mon intégrité féminine allant jusqu'à m'introduire « un spéculum » pour des sois disant examens génitaux dont ils avaient nul besoin puisque j'étais une gamine toujours vierge ! J'avais alors 15 ans et ils voulaient simplement se rincer l'œil. Pas de femmes flics à cette époque-là ! Que des hommes qui se sentaient en sécurité, forts d'un pouvoir qu'ils s'appropriaient plus qu'ils ne le devaient sans aucun état d'âme, ne craignant aucune sanction. Ils n'avaient pas peur d'intimider des jeunes filles de mon âge. Ah ! Je peux vous dire qu’ils se sont bien rincé l’œil ces salopards !!!

    Parce que j'avais fugué du bon Pasteur de Charenton-le-Pont, ils sont venu me chercher en panier à salade, (comme cela se disait à l'époque), là où je m'étais cachée en retournant chez ma mère parce que lui avais donné mon salaire afin de nourrir mes petites sœurs qui n'étaient que des bébés et qui n'avaient pas mangé depuis trois jours.

    Ma mère était venu en cachette à mon travail le jour ou je recevais mon salaire. Elle me supplia de le lui donner pour acheter du lait à mes deux petites sœurs. Cela m'a coûté un panier à salade pour me ramener au poste de police et m'obliger à laisser faire ce qu'ils voulaient de moi. J'étais terrorisée. Ils m'ont isolé dans une pièce et là, ils m'ont fait allonger sur un espèce de brancard où ils m'ont fait écarter les jambes puis ils m'ont introduit un espèce d'instrument gynécologique que je ne connaissais pas vu mon jeune âge:  « un spéculum ». Cet engin était bien pratique pour explorer la virginité des jeunes filles qui atterrissait au poste de police ! Je n’ai certainement pas été la seule à qui ils ont fait subir ces horreurs. Pas d'examen génitale dans les années 60/70 et surtout pas par de femmes flics assermentées. 

    Pour celles qui ne savent pas ce qu’est un spéculum, allez voire sur le Net : tout y est expliqué en détail ! Je ne savais pas ce que c'était avant qu'ils ne l'introduisent en moi ? Ce sont eux qui ont eu le culot de me l'expliquer en détails pour encore mieux me terroriser ! Mon humiliation était à son paroxysme ! Je n'ai rien dis à qui que ce soit parce qu'ils m'ont menacé. Leurs arguments étaient qu'on ne me croirait pas si je parlais. Je me suis résignée : qui allait croire une gamine de 15 ans accusant des flics de l'époque des pires atrocités faites sur une adolescente, si j'osais les accuser ? Je me suis mariée sans l'avoir dis à mon mari tout simplement parce que j'avais honte qu'ils m'aient défloré. Ce n'est que bien plus tard que je lui ai tout avoué parce que j'avais besoin de me libérer de ce poids malsain qui m’empêchait d'être heureuse dans mon couple en sachant qu'il ne savait pas tout de mon passé.

    Pour en revenir aux sales flics, qui m'avaient fait ça : Ils m'ont bien fait comprendre que c'était ma parole contre la leur et que si je me risquais à révéler quoi que ce soit, on ne me croirait pas, que je n'étais qu'une vicieuse, une délinquante et que je n'avais qu'à me taire si je ne voulais pas d'ennuies.

    Ils se sont bien rincé l’œil, mais sans les mains pour qu'il n'y ai aucune preuve. Ils m'ont photographié de face et de profile avec un numéro d'identification en dessous de mon visage, sans oublier les empreintes : dossier qui devait me suivre jusqu'à ma majorité. Je ne faisait que pleurer à chaudes larmes ; mais ils n'en avaient rien à faire. J'étais encore innocente de bien des choses qui se passaient dans la société d'alors ; mais c'était bien un viol que j'ai subi de la part des forces de l'ordre ! Après ça, ils m'ont mise en cédule pour mineurs "au Quai des orfèvres" dans les sous sols où se trouvent les mêmes cédules pour les femmes que celles pour hommes. Ma cellule était juste séparées par une cour où les prisonniers et prisonnière sortaient à tour de rôle. Ce n’était pas les mêmes cellules que celles d'aujourd'hui ! Ma cellule était plus rudimentaire, et meublée que d'une paillasse de son sur une planche retenue de chaque côté par deux grosses chaînes, et dans un coin de la ridicule pièce, se trouvait un WC sans abattants. Sur la porte, il y avait une petite trappe pour que les gardiennes qui s'occupaient des mineurs puissent regarder ce que nous faisions. En même temps, la trappe servait aussi de passe-plats. Plus haut dans le mur en face de ma paillasse, il y avait une lucarne que je ne pouvais pas atteindre pour pouvoir entrevoir ce qui se passait dans la cour de la prison. Je ne pouvais qu'entendre les bruits extérieurs qui souvent me faisaient peur tellement les cris des détenues étaient inhumains. Nous étions enfermée et n'avions droit qu'à une heure de promenade par jour le matin. Je n'ai jamais voulu sortir de ma cellule de peur de me confronter avec la violence des vraies délinquantes. Je ne faisais que pleurer en regardant la seule photo de ma mère que j'aimais encore malgré le mal qu'à cause d'elle j'endurais. Je ne mangeais presque pas. Les gardiennes qui était de la congrégation des petites sœurs des pauvres, m'avaient permit de conserver cette photo sur moi, par compassion, voyant l'état dans lequel je me trouvais. Le reste m'avait été confisqué : la ceinture, les chaussures, les lacets, les épingles dans les cheveux, enfin tout ce qui aurait pu me permettre, par désespoir, de me suicider.

    Je suis restée dans cette cellule 15 jours avant d'être transférée au "Bon Pasteur d'Arras" par ma seule volonté, préférant rester enfermée jusqu'à ma majorité plutôt que de finir dans le lit que ma mère partageait avec son amant qui était tunisien et qui me voulait dans son lit comme c'est, bien souvent, la coutume chez eux. (Je suis désolée, mais je n'aime pas ces races) ! Dans leur pays, les femmes sont soumises et n'ont pas leur mot à dire ! C'est vous dire ce que j'ai enduré en lui tenant tête à ce bonhomme ! Il n'était pas question qu'il fasse sa loi dans mon pays qui est la France ! S'il voulait avoir des jeunes filles soumises comme concubines, il n'avait qu'à retourner chez lui en Tunisie !

    Je me suis battue comme une lionne et il ne m'a pas eut car à l'âge de treize ans, j'étais déjà dans la révolte et je ne supportais pas que l'on décide, pour moi, de ma vie ! Je ne vous dis ici, que le principal ! J'ai été bien plus loin dans la défense de mon avenir ! Combative jusqu'au bout et n’adhérant pas à ce que ma mère voulait me faire faire pour garder son amant parce qu'elle avait deux enfants de lui. Il avait  été jusqu'à la menacer de la quitter, si elle ne me faisait pas céder.

    Un après-midi qu'elle n'étais pas à la maison, il voulu me prendre de force dans la cuisine. Comme j'étais en train d'éplucher des légumes pour son fameux couscous, il essaya de m'attraper par dessus la table et m'immobiliser en me tenant les bras. Plus rapide que lui car toujours méfiante à son égard. De colère, je lui fis une estafilade sur le bras : ce qui le fît s'arrêter net dans son élan. Il s’enfuit en gémissant dans la salle à manger, ce qui me permis de me sauver. Je pris mes jambes à mon cou, laissant tout en plan et je guettais ma mère en bas de l'immeuble pour lui raconter toute l'histoire : Elle hésita à me révéler son fond de pensée et refusa d’admettre les faits. Elle me dit textuellement, que pour elle, afin qu'elle ne perde pas son amant, je devais sacrifier ma propre vie, et que je devais mettre de l'eau dans mon vin. Je n'acceptais pas de sacrifier ma vie pour elle, et encore moins pour finir dans le lit de cette pourriture aux mœurs arriérées par dessus le marché!  J'en avais déjà assez bavé tout au long de mes jeunes années ! Je me suis mise dans une telle colère, qu'elle ne comprit pas tout de suite ce qui allait lui tomber dessus ainsi qu'à son jules. C'est cette nuit-là que j'ai fugué et que j'ai vécu un certain temps dans la rue, recueillie par des blousons noirs de l'époque qui avaient comme nom de reconnaissance: "Les blousons des quatre routes" A Asnières. Ils m'ont protégé de l'amant de ma mère et aussi de la bande adverse : ceux de Gennevilliers. Je dormais la nuit dans leur traction avant car je me cachais aussi de la police parce que j'étais mineur. Ces jeunes gens : filles et garçons que l’on disait « mauvais » avaient un code d'honneur et comme c'était en plein des événements de la guerre d’Algérie qui était encore colonie Française, il se faisaient un devoir me protéger car ils n'aimaient pas les islamistes. Vu ce que l'amant de ma mère : Mokhtar, voulait me faire en ayant le consentement de ma mère pour cette abomination. Donc, "ces blousons noir" me portaient à manger le soir, car leurs parents respectifs ne me voulaient pas chez eux. Pensez donc : une bouche de plus à nourrir, sans compter les probables ennuis qu'ils encouraient à me garder...

    Les dit « Blousons noir de l'époque » ne m'ont pas laissé à mon triste sort. Ils ont été très correctes avec moi et jamais ils ne m'ont touché : leur chef veillait sur moi comme si j'étais sa petite sœur : Ils connaissaient mon histoire et pour eux c'était un point d'honneur que de me protéger de ce salopard de tunisien !

    Pour vivre, je faisais des petits boulots à droite et à gauche au noir. J'ai même été vendeuse au "Prisunic des Quatre Routes" toujours à Asnières. Je vous parle de cette époque qui se trouvait être en 1960. Il arriva un moment ou je ne pus continuer à vivre de cette façon. Quelques mois de ce régime n'était pas très bons pour moi, et je me suis remise, moi-même, entre les main de la police, expliquant pour quelles raisons je m'étais enfuie de chez moi et depuis quand, ce qui me valu d'être placée à treize ans, au bon pasteur de Charenton-le-Pont, à Paris, où je restais pensionnaire jusqu'à mes quinze ans... A l'âge de mes quinze ans, un jugement est intervenu pour savoir si je voulais retourner chez ma mère, son amant étant toujours dans les parages, ou si je voulais encore resté placée car, bien sûr, il y avait des doutes sur mon honnêteté ? Ma mère avait fait le nécessaire pour que ces doutes soient assez interrogateurs au niveau de la justice.

    Je réitérais ma demande de placement ne voulant plus être le jouet des manigances de ma mère. Je savais très bien ce qui m'attendait si je me retrouvais entre les mains du tunisien...

    Je n'ai jamais rien pu oublié de la prison pour mineur ! A cause de ma mère et de cet homme, j'ai vécu toutes ces heures, que dis-je ! Toutes ces années en enfer tenu par des sœurs et des curés tout aussi méprisables. C'est paradoxal ! Vous ne trouvez pas ? De soit disant « saintes femmes » prêchant l'amour de son prochain et s'acharnant sur ces mêmes prochains qui ne pouvaient se défendre… Les curés n’étaient pas mieux !

    Je me suis défendu quand même et rebellée sur l'une d'elle qui voulait me gifler parce que j'avais osé lui répondre afin de la remettre à sa place : j'avais alors 19 ans. J'ai faillis, de colère, la « dévoiler », lui faisant bien comprendre que si sa main s’abattait sur moi, elle n'y coupait pas de se retrouver sans son voile.

    Je vous garantie que son geste est resté figé en l'air, et pour la première fois de ma vie, j'ai ressentit du pouvoir sur elle. J'étais enfin libérée de cette peur que ces sœurs inspiraient à toutes les pensionnaires du foyer où j'étais en semi-liberté. Comme j'étais pas loin de ma majorité, je travaillais au dehors. Elle n'essaya plus de m'intimider, ayant carrément peur de moi. Quelle jouissance j'ai ressenti en m'apercevant de l'ascendant que j'avais réussi à gagner sur elle ! Je suis sortit de ce foyer quelque temps après cette confrontation car le foyer fermait enfin ses portes pour toujours. J'étais enfin libre !

    Je m'appelle Ghislaine Cadoret, épouse Nicolas.

    J’accuse les services sociaux et l'état de l'époque

    d'indifférence envers les instituts maltraitants !

     

    Ceci vaut témoignage de ce que j'ai souffert et supporter dès l'âge de mes huit ans, de la part des sœurs Saint-Vincent-De-Paul dont la pension se trouvait derrière le Sacré-Cœur, en haut de la bute Montmartre, de ma mère qui voulait me donner à son amant à l'âge de mes treize ans, parce que déjà femme, pour le garder en tant que père de ses deux autres enfants qu'elle avait eu avec lui, de l'état qui n'a rien fait pour empêcher ces atrocités et n'a su que me faire enfermer dans une maison de correction avec des délinquantes, Alors que je ne voulais que me sauvegarder contre toute sortes de turpitudes, et des agents de police de l'époque qui ont exercé leurs abus de pouvoir sur ma personne : j'avais 15 ans.

    Enfance volée, adolescence gâchée.


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