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     Elan Vers La Provence
     

    Elan Vers La Provence 

     
    Elan Vers La Provence
     
    Pour consoler ma peine et trouver le repos,
    J'aimerais m'en aller au pays des cigales,
    Dans quelque lieu désert, ou l'on rêve, dispo...
     
    D'un ciel pur je ressent les intenses fringales
    Il me semble parfois que j'ai le cœur glacé
    Et qu'en mon long voyage, il n'est jamais d'escales.
     
    Je voudrais un instant oublier le passé,
    Retrouver ce qui donne à tous le goût de vivre
    Dans un espoir heureux et longtemps caressé.
     
    D'un ruisseau merveilleux qui jaillit et rend ivre,
    Auprès du tapis bleu des lavandes en fleurs
    Et les ajoncs piquants aux corolles de cuivre
     
    Couleraient sur mon front les dons ensorceleurs
    Effaçant tout-à-coup l'angoisse et la fatigue
    Sous l'éventail ailé des pigeons roucouleurs.
     
    Embaumé des parfums stagnants dans la garrigue,
    Des fruits piquetés d'or, au feuillage vermeil,
    De la saveur sucrée et fraîche de la figue,
     
    Mon courage endormit trouverait son éveil,
    Et j'aurais, pour chasser un chagrin délétère
    La moisson des beautés qui naissent du soleil:
    Cet œil de Dieu qui brille exorcisant la terre!
     
    Hermine Vénot-Focké
     

    Elan Vers La Provence 

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    La terza Rima 


    Explication :


    D'origine italienne, Martin Saint-René pensait qu'elle était la forme la plus vibrante de notre poésie. Son œuvre maîtresse (La traduction de la Divine Comédie de Dante) est entièrement écrite en terza rima et suit l’œuvre de l'auteur au plus près. Elle est magnifique!
    La forme du poème est simple: la rime du 1er vers et la rime du dernier vers (celui-ci toujours isolé) n'ont que deux échos. La rime de tous les autres en a trois. Cette disposition doit être absolument respectée et le nombre de tercets n'est pas limité. 


    Hermine Vénot-Focké

    Elan Vers La Provence


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    Evolution

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    Dans la nuit frissonnante étirant ses longs voiles,

    L'enfant rêvait d'aller décrocher les étoiles

    Et des rayons de lune êut voulu se vétir!

    Sur la mousse des bois il aimait se blottir

     

    Bercé par le refrain léger des cantilènes

    De la source bleutée où boivent les phalènes.

    Homme, il sait maintenant que sous le noir camail

    Du cosmos clouté d'or, pour lui, tout est travail.

     

    Que le songe parfois conduit à la chimère,

    Afin que l'existence soit moins douce qu'amère.

    Mais d'avoir tant fixé ses regards sur les cieux

    Il sait l'enchantement des astres gracieux

     

    Il admire le char brillant de la Grande Ours

    Le paraphe filant d'un météore en course,

    Et des trésors sans nombre ont asile en son cœur

    Et sa bouche en recherche encore la mélodie.

     

    Un feu délicieux le charme et l'incendie

    Diffusant les parfums de son âme d'enfant.

    Pour lui, jamais le mal ne sera trionphant:

    Il a comme jadis des oiseaux plein le tête

    Et demeure ébloui de se savoir poète!

     

    Hermine Vénot-Focké

     

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    Dans la nuit frissonnante étirant ses longs voiles,

    L'enfant rêvait d'aller décrocher les étoiles

    Et des rayons de lune êut voulu se vétir!

    Sur la mousse des bois il aimait se blottir

    Bercé par le refrain léger des cantilènes

    De la source bleutée où boivent les phalènes.

     

    Homme, il sait maintenant que sous le noir camail

    Du cosmos clouté d'or, pour lui, tout est travail.

    Que le songe parfois conduit à la chimère,

    Afin que l'existence est moins douce qu'amère.

    Mais d'avoir tant fixé ses regards sur les cieux

    Il sait l'enchantement des astres gracieux

    Il admire le char brillant de la Grande Ours

    Le paraphe filant d'un météore en course,

    Et des trésors sans nombre ont asile en son cœur

    Et sa bouche en recherche encore la mélodie.

    Un feu délicieux le charme et l'incendie

    Diffusant les parfums de son âme d'enfant.

    Pour lui, jamais le mal ne sera trionphant:

    Il a comme jadis des oiseaux plein le tête

    Et demeure ébloui de se savoir poète!

     

    Hermine Vénot-Focké 

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